Compte rendu d’athlète ·

Championnats du monde Ironman à Hawaï pour Marjolaine

Deux semaines se sont écoulées depuis le Championnat du Monde Ironman à Kona. Assez pour que l’adrénaline retombe. Le corps a récupéré, le quotidien a repris. Et c’est dans cette normalité que je mesure vraiment ce que j’ai vécu.

Je ne m’attendais pas à être qualifiée pour Kona. Trois mois pour préparer un championnat du monde, entre le travail, la logistique du voyage et un apprentissage express du vélo contre-la-montre. C’était intense, parfois trop.

Puis on arrive sur cette île. Le travail est fait, on profite de chaque jour, de cette fête autour du sport. Le jour J, une excitation sereine. Impossible de s’aligner sans un peu de doute, mais avec le sentiment d’être prête.

Une natation longue, houleuse, mais belle. L’eau était claire, pleine de poissons. J’ai nagé sans pression, juste avec la joie d’être là.

Un vélo plus difficile que prévu. La chaleur, le vent, la position aéro encore nouvelle. Des douleurs, quelques doutes, puis j’ai accepté de ralentir. J’ai pensé au marathon, à la suite, à l’essentiel.

Une course à pied d’abord douloureuse. Puis, comme souvent, tout s’est débloqué. Le corps a trouvé son rythme, le mental s’est apaisé. Glaçons, bob, sourires. J’ai avancé le cœur léger. Quand j’ai franchi la ligne, j’étais simplement bien. Présente. Reconnaissante.

Deuxième Ironman. Mais sûrement pas le dernier. — Marjolaine

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