Deux semaines après Kona…
L’aventure d’une qualification inattendue
Deux semaines se sont écoulées depuis le Championnat du Monde Ironman à Kona.

Assez pour que l’adrénaline retombe.
Le corps a récupéré, le quotidien a repris.
Et c’est dans cette normalité retrouvée que je mesure vraiment ce que j’ai vécu.
Je ne m’attendais pas à être qualifiée pour Kona.
Trois mois pour préparer un championnat du monde, entre le travail, la logistique du voyage et un apprentissage express du vélo CLM…
C’était intense, parfois trop.
Puis on arrive sur cette île magique 
Le travail est fait, on profite de chaque jour, de cette fête autour de notre sport.
Et le jour J, une excitation sereine.
Impossible de s’aligner sur ce genre d’épreuve sans un peu de doute…
Mais avec le sentiment d’être prête à gérer ce qui se présentera.
Les bénévoles, la bienveillance, les regards heureux des autres athlètes — tout te rappelle que tu es là pour honorer le chemin parcouru et savourer cette journée.
L’eau était claire, pleine de poissons.
J’ai nagé sans pression, juste avec la joie d’être là.

La chaleur, le vent, la position aéro encore nouvelle…
Des douleurs, quelques doutes, puis j’ai accepté de ralentir.
J’ai pensé au marathon, à la suite, à l’essentiel.
Puis, comme souvent, tout s’est débloqué.
Le corps a trouvé son rythme, le mental s’est apaisé.
Glaçons, bob, sourires… J’ai avancé le cœur léger.
Quand j’ai franchi la ligne, j’étais simplement bien.
Présente. Reconnaissante.
Une aventure qu’on garde en soi.
Finalement…
Deuxième Ironman.
Mais sûrement pas le dernier 
Marjolaine
